Les services publics transfrontaliers dans les villes frontalières – Études de cas

Traduction de l’article ESPON original – Cross-border public services in border towns -case studies

Les villes frontalières et villes jumelles fournissent un environnement unique pour les services publics transfrontaliers (SPT). Du fait de leur forte proximité, les villes frontalières fonctionnent à de nombreux égards comme une seule aire fonctionnelle, par exemple comme marché de travail unique ou comme espace de loisirs. Différents exemples peuvent illustrer la variété de domaines politiques pour lesquels les SPT pourraient être fournis dans ces territoires bien spécifiques.

Le projet ESPON  « Services Publiques Transfrontaliers » a recensé presque 600 cas de SPT en Europe identifié plusieurs initiatives transfrontalières intéressantes entre villes frontalières. Ces exemples montrent que les villes frontalières peuvent bénéficier de SPT dans des domaines politiques variés et illustrent différentes motivations pour le développement des SPT dans ces zones.

A côté de la construction identitaire, de l’appui aux flux transfrontaliers ou de la coordination de la fourniture de services, ces exemples montrent une voie vers moins de compétition entre territoires voisins et vers un meilleur accompagnement de l’intégration territoriale. Ils montrent les avantages d’une mise en place des services publiques unique et dans une proximité immédiate, plutôt qu’un déploiement en plusieurs fois et selon différents paramètres nationaux. Cela inclut notamment le développement d’avantages comparatifs des deux côtés de la frontière et une prestation de services moins coûteuse.

 

 

Des villes travaillant ensemble

Les villes frontalières de Tui (Espagne) Et Valença (Portugal)  de même que l’Euro-cité Cheves-Verin dans la région frontalière Galice / Portugal, hébergent de nombreux SPT. Ainsi, les autorités publiques de Tui et Valença ont appuyé la mise en place d’un train touristique et d’une piscine. L’Euro-cité Cheves-Verin a développé un service de bus entre les deux villes, une école de danse et de musique et coordonne les services de santé. Le moteur principal de ces initiatives est le développement de l’identité commune de ces villes frontalières.

Un autre exemple de SPT dans des villes frontalières peut-être observé au niveau de la frontière finno-suédoise de l’arc de Botnie. Les villes de Haparanda (Suède) et de Torni (Finlande) ont développé communément un stade de glace, une piscine, un office de tourisme, une école primaire, unsystème de traitement des eaux usées et de chauffage urbain. De plus, des accords appuient la mise en place de services d’ambulance transfrontalières et d’éducation entre les deux villes. C’est en grande partie la proximité physique des deux villes, ainsi que leurs similarités culturelles et historiques, qui ont appuyé le développement de SPT. De plus, différents accords de coopération internationaux, bilatéraux, locaux et régionaux ont appuyé la provision de SPT dans ces villes.

On retrouve des exemples de SPT avec des motivations similaires peuvent dans d’autres villages frontaliers, même si leur fonctions sont bien moins variées. Ainsi, dans l’eurorégion Scheldemond, les villages frontaliers de Nieuw-Namen (Pays-Bas) et Kieldrecht (Belgique) ont œuvré pour la mise en place d’une caserne de pompiers commune. Les casernes frontalières étaient confrontées à un manque de pompiers volontaires nécessaires à leur bon fonctionnement, particulièrement pour les gardes de nuit. La fusion des casernes a permis d’exploiter un plus grand nombre de volontaires.

 

 

Contact: Nicolas Rossignol, chef du service données et diffusion – nicolas.rossignol@espon.eu

Article édité par Nikos Lampropoulos, Expert projets chargé de relations presse et médias