Enjeux des territoires transfrontaliers à l’échelle nationale

Commanditaire : DATAR
Date : Avril 2011

Description de l’étude

Ce rapport a été réalisé par S. de Ruffray (UMR IDEES – Univ. Rouen), G. Hamez (UMR 8504 Géographie-cités), C. Grasland et N. Lambert (UMS RIATE), A. Hamm (CEGUM, Univ. Met~) et"E> Gallet-Moron (Univ. Picardie). Il part des enjeux spécifiques à ces territoires : problèmes d’hamonisation fiscale ; relativité de leur position dans le contexte national ou local (zone pauvre et dans le même temps vivier démographique et professionnel pour le bassin frontalier proche) ; régularités et spécificités à moyenne échelle. Le défi est ici d’être en capcité de mener des études comparatives et de proposer des typologies de ces espaces à enjeux. Se doter d’un cadre d’analyse commun, d’un outil d’observation stratégique aide l’action politique.

Partant du terrain d’étude de la frontière Nord-Est, il traite le problème sous des angles théoriques (lissage, calculs des potentiels) et opérationnels. La question transfrontalière est abordée sous divers aspects : maillages territoriaux, foncier, démographie, niveaux de formation… Apparaissent ainsi sur les cartes les discontinuités territoriales basées sur des indicateurs socio-économiques, des potentiels de population ou de jeunesse à diverses portées (10-20km)… Le rapport s’achève par la carte synthétique de la typologie des espaces en fonction du taux de variation 2001-2007 et de la concentration spatiale, dans une zone de 60km autour de le frontière française.

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Aperçu

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La temporalité des évolutions induit un autre enjeu, en termes de dépendance des régions françaises face à l’attractivité de certains pôles étrangers. Cette dynamique est perceptible notamment en cas de forte évolution de la population à l’étranger et du côté français. L’enjeu majeur réside alors dans le contrôle du foncier et l’articulation entre planification régionale et locale.
Sur la période 1991-2007, quatre zones sont concernées par cet enjeu :
– La zone sous polarisation genevoise, débordant largement sur le territoire français ;
– L’Alsace dans son ensemble, avec une configuration territoriale de l’essor située en croissant autour de Strasbourg. Cela montre d’une part que Strasbourg polarise peu au-delà de la frontière et demeure avant tout un pôle alsacien, d’autre part que la croissance de la population alsacienne est le fruit à la fois d’une périurbanisation strasbourgeoise, et d’une attractivité diffuse et générale du Bade-Wurtemberg pour l’emploi frontalier ;
– certaines parties rurales du Jura, en face de Neuchâtel, peu peuplées mais connaissant une explosion démographique ;
– la zone sous polarisation luxembourgeoise, de façon renforcée au cours de la période 2001-2007 par rapport à la période 1991-2001, ce qui est confirmé par la forte croissance du nombre d’actifs employés au Grand-Duché (tableau 2). Il s’agit avant tout d’une polarisation diffuse à destination du Grand-Duché qu’une polarisation centrée sur le pôle de Luxembourg-Ville.