Etude de faisabilité d’une observation pérenne des espaces transfrontaliers

Commanditaire : CGET
Date : juin 2014

Description de l’étude

Cette étude a été réalisée par l’UMS RIATE et le GIS CIST pour le compte de la DATAR/CGET. L’approche adoptée, de nature méthodologique, aborde les étapes nécessaires à la conception et à l’élaboration d’une base de données transfrontalière et insiste sur les enjeux de l’harmonisation de l’information géographique (statistique et cartographique).

Plusieurs scénarios de mise en place d’un observatoire sont proposés, en fonction des attentes des utilisateurs, du degré de complexité de l’interface d’interrogation des données et du mode de gouvernance privilégié. L’étude vise également à montrer en quoi le choix d’un scénario plutôt qu’un autre influence toute la chaîne de construction de la base de données, de la collecte à la valorisation.

La réflexion menée dans le cadre de cette étude s’inscrit dans la continuité des travaux réalisés sur des thématiques similaires :

La comparaison des territoires transfrontaliers à l’échelle nationale (CEGUM, RIATE, 2008),
Enjeux des territoires transfrontaliers à l’échelle nationale (UMR IDEES, UMR Géographie-cités, UMS RIATE, CEGUM, Univ. Picardie, UMS RIATE, 2011) et
Observation statistique des agglomérations transfrontalières (MOT, FNAU, 2011-2012).

Accès et téléchargements

Rapport final (fr)
Note de synthèse (fr)

Note de synthèse (en)
Note de synthèse (de)

Aperçu

Dans le premier modèle qui tient compte de l’accessibilité aux pôles d’emploi, chaque canton/commune est associé(e) à son pôle d’emploi le plus proche, même s’il est situé de l’autre côté de la frontière.
La Carte de gauche montre ainsi que la majorité des zones d’emploi (à l’exception de Lille, Tournai, Mons) sont situées à cheval sur la frontière. Le périmètre de ces zones dépend essentiellement de la forme du semis des pôles d’emploi, i.e. de leurs espacements respectifs.
Lorsque les bassins d’emploi transfrontaliers sont définis à partir d’un modèle de Reilly (Carte de droite), la prise en compte de la hiérarchie des pôles d’emploi introduit des écarts beaucoup plus importants entre des zones d’attraction très étendues (pour certaines, transfrontalières) et des pôles de portée locale. Néanmoins, ces écarts dépendent fortement du choix du frein de la distance dans le modèle (ici égal à 2) et il serait important d’affiner le choix de ce seuil, en fonction des flux observés. D’autre part, l’application du modèle attire l’attention sur le traitement des zones d’influence des très grands pôles (Bruxelles, Lille), qui ressortent ici comme discontinues et drainent des actifs parfois bien au-delà de leur bassin de recrutement immédiat, de l’autre côté de la frontière (cantons d’Hirson et d’Aubenton, au sud de Maubeuge).

 

 

Le fait de décomposer le montage de cet observatoire en grands « working packages » (données statistiques, données spatiales, infrastructure spatiale de données, dissémination) permet d’envisager la complexité des problèmes soulevés et des choix à effectuer sous un autre angle. En effet, l’ambition des chercheurs, ingénieurs et/ou managers qui seront mobilisés sur ce projet sera nécessairement proportionnelle aux moyens financiers et temporels mis à disposition pour mener à bien leurs activités.

Les résultats issus de la réflexion menée dans le cadre de cette étude sont résumés sous la forme de trois scénarios, correspondant chacun à un degré croissant de complexité technique et de coopération.
Ces scénarios ne prétendent pas résumer l’ensemble des possibilités existantes. Ils se veulent davantage une proposition de cadre méthodologique permettant de souligner l’ensemble des points importants à considérer pour définir les tâches, les délais et les personnes ressources que l’observatoire du transfrontalier devra considérer.
Quelle que soit l’option choisie, la pérennité de la structure dépend du respect et de la mise en œuvre des exigences explicitées dans le cahier des charges défini en amont par les comités stratégique et technique, et bien évidemment du soutien des instituts statistiques nationaux des pays frontaliers.
Enfin, selon l’objectif de la structure, l’embauche d’une ou plusieurs personnes ayant des compétences variées (géomaticien, géographe, chargé de projet, développeurs informatique), sur un temps plus ou moins long, est nécessaire.